Encre et sang

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Encre et sang

Message par Auradore de Montnoctes le Ven 25 Juin 2010 - 22:40

(chose promise chose due Robert, mais là j'ai mal au poignet à avoir tapé durant deux jours)

Spoiler:


Une odeur de brulé planait dans le couloir. A vrai dire il planait toujours une odeur de brulé dans le château de Thear, les soleils écrasaient les hautes murailles de basaltes sous leur chaleur accablante, et au sein même des murs dépourvus de toute fenêtre des milliers de torches brûlaient tous le jour durant.
Et personne ne le remarquait évidemment, comme si ces torches s’allumaient toutes seules…
J’écartai ces pensées de mon esprit, si je continuais comme ça j’allais me mettre à déprimer.

« Bon au boulot »

Je frappais à la porte de bois noirci par le temps et tendais l’oreille en attente d’une réponse.
Pas de réponse. Tant mieux. Si il n’y a personne à l’intérieure alors il y a de bonne chance que la porte soit fermée, et donc à moi la fin du service.
Par acquis de conscience, et la présence des gardes qui me reluquaient n’y étais pour rien, promis juré, je posai la main sur la poignée et m’apprêtai à prendre l’air faussement contrit en me rendant compte que la porte refusait de s’ouvrir.

La poignée tourna sous ma pression et la porte s’ouvrit avec un grincement strident.

« Et merde ! »

L’écho de ce couloir est vraiment exceptionnel.
Les braves gardes de notre bon roi haussèrent un sourcil, oui une femme n’as pas le droit de jurer, je l’oubli souvent celle-là. Rouge comme une pivoine je me réfugiais avec promptitude à l’intérieur de la suite qui venait de s’ouvrir devant moi.
Mais quel idiot pouvait bien quitter son appartement en laissant grand ouvert derrière lui ?
Je refermais la porte et me retrouvait dans le noir le plus total.
Quand une journée commence mal…

Il n’y avait à ma connaissance pas d’appartement aussi grand dépourvu de fenêtres, c’est simplement stupide de devoir dépenser des dizaines de torches pour éclairer une suite, sans compter que la vue d’un mur et nettement moins joviale que celle des faubourgs de Thear.
A tâtons j’avançais le long du mur dans l’espoir de tomber sur une torche avant de tomber sur une table basse, j’aurai pu rouvrir la porte mais je préférai laisser les gardes où ils étaient.
Bien sur je tombais sur une table basse, et la fit tomber aussi. Jurant à haute voix, j’espérais qu’il n’y avait vraiment personne ici, je continuais mon chemin en grimaçant à chaque fois que je marchais sur un objet qui émettait un délicat craquement sous mon pied.
Je trouvais en fin de compte ma torche, et fouillais dans mes poches, je fini par tomber sur ce que je recherchais. Une petite boule de verre chaude roula dans ma main, je la plaquais sur la torche et relâchais l’étreinte que j’avais sur elle.

Fiat lux.

J’étais assez fière de mon pouvoir pour une fois.

« Voyons l’étendu du désastre. »

Mhhh plus de peur que de mal, je n’avais brisé que des petits bout de bois, pas de quoi en faire un drame. Bon et maintenant j’avais une mission.
Cette mission portait un triste nom, faire le ménage…dommage.
Cette suite était dans un état de désordre absolument incroyable, et je suis déjà allé au marché de Thear alors je sais de quoi je parle, ici rien ne paraissait être à sa place, en fait c’était peut être même fait exprès parce que personne ne peut mettre un tel désordre sans le vouloir.
Maudissant le propriétaire des lieux je m’attaquais au rangement de la pièce, bien entendu j’allais encore faire des heures supplémentaires.


Poussière, poussière, poussière, ah tient une toile d’araignée, personne n’as jamais fait le ménage ici ? Je ramassais les bouts de bois sur lesquelles j’avais marché et soudain l’atmosphère se refroidi, une chute d’au moins 20°C. Ce n’était pas des bouts de bois que j’avais transformés en allumettes. C’étaient des pinceaux.

« Bon ne panique pas, personne ne s’en rendra compte, pas avec ce capharnaüm. »

Une petite voix dans ma tête me disait « Vas t’en, Vas t’en ! ».

Je rangeai les morceaux dans mon tablier et continuais ma tâche, je prétendrai que quelqu’un les avaient volés, il n’avait pas à laisser sa porte ouverte.

Fiat lux.

Voler ? Porte ouverte ? Désordre ? Poussière ?
Pourquoi je n’avais pas compris plus tôt ? Cette chambre avais de toute évidence été visitée alors que son propriétaire était parti en voyage.
Un poids quitta mes épaules, bien sur que c’était les cambrioleurs qui avaient brisés les pinceaux, se serai évident.
Et autre bonne nouvelle, je n’aurais pas à faire le ménage, je devais tout laisser en état, je prétendrai avoir tout nettoyé, puis si quelqu’un rentrait dans cette pièce je leur dirais qu’on l’avait fouillé après que je sois passée.

Quel nombrilisme, j’éclatais de rire. Lorsqu’on verrait l’état de la suite, qui devait être comme la chambre, on se ficherait pas mal de savoir si je l’avais ou pas rangée.
Par curiosité je me dirigeai vers la pièce de gauche pour voir dans si elle aussi avait été fouillée. C’était le cas, le désordre était même pire que dans la pièce précédente, et au sol gisait de nombreuses toiles qui avaient étés lacérées, ça n’avait aucun sens, même moi je pouvais voir que c’était des Montnoctes, chacune d’elles devaient valoir une petite fortune, alors pourquoi les détruire ?
Je posais ma main sur la toile d’une des œuvres, j’aimais l’art, je m’y étais essayée il n’y a pas si longtemps, mais n’avais jamais montré aucune des mes réalisations à qui que ce soit, je préférais éviter les moqueries. J’aimais bien la lecture aussi, étrange pour une domestique, surtout le fait que je sache lire, mais j’avais travaillée cinq ans dans les archivages de la chapelle et avais donc était formée à la lecture du moins dans les bases par l’As Erin.
Cela me venait à l’esprit parce que des livres jonchaient justement le sol.

Je quittais les couleurs sombres et torturées de la toile pour m’approcher d’un tas de livres jetés à bas d’une bibliothèque massive. Un coup d’œil en arrière. Personne. Je vis ma main tremblante se diriger vers un petit rectangle relié de cuir noir et le mettre dans mon tablier, je regardais ailleurs, on fera comme si. Comme si je ne venais pas de voler un objet au propriétaire de la suite. Je me demande bien pourquoi d’ailleurs ?

« Un dédommagement, oui voilà, un dédommagement pour tout ce qu’il m’a fait subir aujourd’hui, les heures supplémentaires, la honte devant les gardes, les pinceaux cassés, enfin tout ».

Les pinceaux ce n’était pas moi qui les avais cassés ?


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Par où commencer, peut-être par la raison qui me pousse à vouloir laisser cette trace de moi. Trace car ces pages ne me sont pas dédiées, je les écris, espérant qu’un jour quelqu’un les lira, peu m’importe entre quelles mains ce carnet pourra bien tomber, celui qui me succédera surement, ou alors vous qui m’avez poursuivi jusqu’en ces lieux.
En ce cas je vous fais part de toute mon admiration, malgré le fait que j’aurai déjà surement essayé de vous causer disons quelques désagréments.
Ces pages sont donc à votre usage, ne craignez pas de les parcourir si l’envie vous en prend ou que vous en avez simplement le temps, vous trouverez à la suite ce que je veux bien que vous sachiez de ma petite vie, de ces marques anonymes que j’ai laissé sur le monde.
Vous l’aurez surement compris, en réalité il m’insupporte de quitter ce monde sans que personne ne sache ce que j’ai fait pour ce royaume, certes c’est puérile, mais je ne puis m’en empêcher, ma petite fierté personnelle me pousse en avant et je ne saurais lui résister, elle à qui je demande si peu.



Je m’aperçois que je ne me suis pas encore présenté, mon nom n’as aucune importance, je l’ai jeté aux flammes depuis fort longtemps et ne suis même pas sûr de m’en rappeler, mais croyez moi, si vous accordez encore une importance à votre identité ne commettez pas l’erreur de l’abandonner, vous ne la retrouveriez jamais totalement.
Parlons donc de mes activités, puisque le reste est sans intérêt, non pas qu’elles en aient plus, mais elles me paraissent moins futiles.
Je suis donc, je fus plutôt, un assassin à la solde de la couronne. Il est d'usage de dire « au service de », plus noble, mais je vous fais grâce de ces subtilités mondaine, un meurtre est un meurtre et tout les commanditaires se valent.
Je n’ai pu retenir ces mots, et les relisant je ne puis m’empêcher de sourire à la vus de mon mépris si évident pour la monarchie.
Si vous aviez vécu ce que j’ai vécu, vous me comprendriez, on voit toujours ces têtes couronnés comme des figures omniscientes et omnipotentes, au dessus de nous, inatteignable. Bien sur vous savez que c’est stupide, je ne vais pas me lancer dans une dissertions, comme quoi ce ne sont que des hommes après tout, non, cela est évident.
En revanche je peux vous affirmer que mon cher roi serait trépassé depuis fort longtemps sans ma vigilance constante. Ne craignez pas les couronnes éclatantes de pierreries, méfiez vous plutôt des ombres qu’elles dissimulent, nous n’attendons pas forcement un signe pour agir, nous avons notre propre conscience, nos propres idées, et nous sommes plus à même de les défendre qu’aucun souverains.

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Je refermai le livre et lançais un regard inquiet vers la porte. Fermée. Je me levais pour m’assurer qu’elle était bel et bien fermée à clef. C’était le cas, je me rassis sur mon sac de grain, dans la réserve des cuisines, éclairée par une unique chandelle, et me posais la question qu’il convenait bien de poser.

« Mais qu’est ce que c’est que ce livre ? »

J’avais l’impression de tenir entre mes mains une sorte de journal intime, sauf qu’il s’agissait en fait d’un testament, à ne lire qu’après la mort de son auteur. Et j’ignorai totalement si son auteur était mort ou pas, donc en fait il ne s’agissait même plus de vol, là ce que je risquais de voler c’était l’intimité d’une personne. D’un assassin qui plus est. Je pouvais tomber sur des informations confidentielles qu’il aurait mieux valu pour moi d’ignorer.
Je m’imaginais en train de courir dans un couloir vide avec une ombre aux yeux et à la lame rouge sang lancée à mes trousses, décidée à me réduire au silence.
Un frisson me secoua, j’avais vraiment une imagination délirante.
Paradoxalement je crois que c’est cette certitude de pénétrer dans le domaine sombre des conspirateurs par la petite porte qui me donna cette impétueuse envie de poursuivre ma lecture, ça et la certitude que je faisait quelque chose de résolument mal.


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Nous dirons que je m’appelle Orion Lacrimae, se sera Orion pour vous, tout simplement. A la vérité Orion n’est que l’un de mes nombreux moi, mais c’est ainsi que je sers le royaume, et c’est encore ce moi que j’aime le plus. J’ai conscience que tout cela peut vous paraître extrêmement vague, et même incompréhensible. Mais n’ayez crainte vous comprendrez, je m’y suis engagé.
Remontons le temps ensemble, vous allez voir ce que je vois. Ce que je vois c’est un château sur la côte, dans un domaine boisé, non pas une place fortifiée et lugubre, un château d’apparat et de plaisance avec de grands jardins comme les progrès de l’irrigation commencent à en faire fleurir sur tout le continent.
Sur le chemin du château une colonne de poussière, des cavaliers s'éloignant de leur demeure. Vous voyez ? Trois chevaux, sur le premier un cheval noir, puissant, surement habitué à être caparaçonné, croyez moi, il l’est, un homme richement vêtu, cheveux noirs, grand. Derrière côte à cote, deux chevaux taillés pour l’endurance et les longues distances, des coursiers de messager si vous vous y connaissez un peu. A droite un jeune homme d’environ seize ans, il ressemble beaucoup à l’homme en tête de la chevauché. Son père ? Oui tout juste.
A gauche un jeune garçon d’une dizaine d’année, il a des cheveux plus clairs, et ses traits ne ressemblent pas à ceux des deux autres cavaliers. Je ressemble plus à ma mère.
Ce que vous venez de voir c’est notre déchéance, ça je l’avais compris, ce que je n’avais pas compris c’était pourquoi ?

Nous c’est Edpha mon frère, mon père et moi. Ceux qui restaient d’une famille éclatés par la discorde, fruit d’unions d’intérêt qui c’étaient au final révélés divergents, les deux branches de ma famille s’étaient séparée d’un commun accord et avaient condamné les fauteurs de troubles à disparaître de grés ou de force, afin d’effacer toute trace qui eu put salir leur beau prestige blanc dont ils se drapaient comme un manteau d’hermine.
Mais j’en ignorais les raisons à l’époque et depuis elles me semblent si dérisoires, en tout cas elles avaient un nom, Nerissia.
Tout ce que je savais c’est que j’avais vu ma famille nous rejeter d’une part comme de l’autre, nous chasser même, sans que je n’eusse rien fait pour provoquer leur « ire », c’est le terme désignant un caprice de nobles. Et nobles nous l’étions, toujours parmi les premiers à nous pavaner et à festoyer dans notre propre cours, cousin à je ne sais quel absurde degré avec le roi, ce qui n’a strictement aucun sens puisque toutes les personnes que vous croiserez à la cours le sont aussi.

Nul doute qu’ils auraient fini par nous éliminer si nous ne nous étions pas résignés à nous terrer dans les plus bas fond que l’on puisse trouver sur le continent. Pour moi mon enfance c’est la misère, et la misère c’est cette succession de ruelles sordides aux murs de boue décrépis et au sol disparaissant sous les ordures, s’entassant dans l’indifférence général. C’est ce quartier qui disparait dans les quartiers, qui se tapis et avale tout les hommes qui y échouent, encore faut il pouvoir toujours les considérer comme des hommes, ces fantômes aux yeux vides sur qui le temps semble s’acharner, les réduisant à l’état de débris, à ramper ordures parmi les déchets en quelques semaines. En même temps il semblait si épais que chaque minutes s’étirait avec délice seconde puis seconde, encore et encore sans que rien ne les distingue l’une de l’autre, là bas le temps ce n’est rien qu’un fluide suintant qui se mesure à l’aune de la déchéance.

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Je refermais brusquement le livre avec un sentiment de dégout. Je savais de quoi il parlait, c’était là que j’avais grandie, j’avais fini par m’engager dans la légion de domestique de la citadelle pour fuir cette fosse où j’étais condamné à périr. Certains disent préférer la mort à l’esclavage, ils ne connaissent rien de cette mort, cette sensation de pourrir sur place et d’être corrompus un peu plus à chaque bouffée d’air que l’on inspire.
Je ressentais une brusque bouffée de sympathie pour l’auteur, une sorte de proximité aussi, comme si avoir grandie au même endroit nous avez rapprochés.
Du coup je me sentais le droit de continuer, comme une confidente, et en même temps, le sentiment de commettre une erreur n’en était que plus exacerbé.

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Nous nous étions « installés » au premier étage d’une boutique abandonnée, par boutique j’entends bien sure une planque d’un trafic quelconque, et par installé, et bien nous n’avions demandé à personne l’autorisation de nous installer. Le fait que les lieux soit vides suffisaient à ce que les premiers arrivés, et capable d’y rester, en deviennent propriétaires.
Je vous épargnerez les premiers temps, en fait je ne souhaite juste pas en parler, je considère ces moments comme trop personnel, et mes réactions étaient tellement puériles que j’en ai encore honte à présent.
Enfin ne me jugeaient pas trop âprement, rappelez vous que quelques semaines auparavant j’étais encore un seigneur en devenir, promis à régenter un domaine paisible alors que mon frère partirait guerroyer au travers du vaste monde. Le mien de monde se serait réduit à un manoir et une route menant à la cour de la capitale.
Et cela m’allais parfaitement.

Le premier jour mon père et mon frère me laissèrent seul pour aller chercher un travail, notion qui me passait totalement au dessus de la tête. Mais je n’étais pas le seul à être perdu, ici le travail c’est utopique, enfin au sens où nous l’entendons habituellement.
Ils rentrèrent couverts de sang, leurs habits avaient attirés l’œil des dignes représentants de la loi, la loi de la jungle.
Nous n’avions pas encore tout perdu, même rejetés nous avions gardé notre noblesse, enfin c’est ainsi que nous pension, et un tel affront ne pouvait être laissé impuni. Paradoxalement c’est cette mentalité qui nous à permis de survivre, les plus hautes sphères de la société comme les plus basses ont cela en commun que, contrairement aux classes moyennes où règne l’indifférence, les autres sont perçus comme des rivaux, et tout conflit se résout par la violence. On est au dessus ou en dessous des lois.
Le lendemain ils repartirent armés de long couteaux de chasse rutilants.
Une offense ne peut être lavée que dans le sang.
A à peine dix ans passés j'assistais à mon premier meurtre depuis ma fenêtre.

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Moi j’avais assistée à mon premier meurtre à cinq ans et demi, veinard va.
En fait dès que j’ai été assez grande pour voir par la fenêtre.
Un bruit infernal éclata soudainement dans mon petit monde de silence, la porte en tremblait.
Erreur, en fait c’est la porte qui tremblait et était la cause de ce boucan, on tambourinait à la porte. Ils m’avaient déjà retrouvée ? Ils étaient là pour récupérer des preuves compromettantes ? Encore mon imagination délirante.

Je me levais et époussetais la farine qui avait atterrie je ne sais comment sur mes habits avant d’ouvrir la porte sur…

« Jean ? »

C’était un cuisinier, pas un assassin. En fait il ne devait même pas avoir tué une mouche de sa vie.

« Noveen ? Mais qu’est ce que tu fais dans ce placard ? Tu sais que si tu veux un supplément à ta ration tu n’as qu’à me le demander. »

Oui je le savais, Jean ne pouvait rien me refuser, comme une bonne partie des serviteurs masculins du château, et j’en profitais assez pour avoir mauvaise conscience. On fait avec les armes qu’on a.

« Je ne voulais pas te déranger, alors je me suis dit que ça ne te dérangerais pas si je venais me servir seule. »

Sourire enjôleur, air innocent, parfait. J’étais peut être nulle en nettoyage, mais en ce qui concernait la comédie personne ne m’arrivais à la cheville. Oui c’est pour ça que j’ai réussi à garder mon poste.

« Heu oui heu non non … »

J’abandonnais le pauvre Jean qui essayait toujours de trouver un mot de plus de trois lettres.

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Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on s’adapta très rapidement à ce nouvel environnement, les chefs de clans du coin avaient toujours besoin d’un membre extérieur à leur bande pour exécuter une sale besogne, et là avoir reçu une éducation militaire de premier ordre vous donnait une valeur inestimable. Et par chance c’était le cas de Père et d’Edpha.
On réussi à survivre pendant prés de quatre mois avant que mon nouveau monde ne soit encore une fois chamboulé.
Ce jours là Père nous avez promis une surprise, je m’attendais à ce que l’on quitte ces lieux infâme, erreur grossière. Vous le savez surement une surprise n’est pas forcement bonne.
Regardez de nouveau la scène avec moi.
Nous sommes au rez-de-chaussée, et là je suis en train de remettre une étagère d’aplomb en calant son pied avec un morceau de bois. C’est à ça que je passe mes journée, réhabiliter notre lieu de résidence, je n’avance pas vite, mais chaque jour les lieux deviennent un peu plus salubre. Le bas n’est constitué que d’une seule grande pièce, et elle redevient presque vivable quand un rayon de soleil passe entre les jointures de la porte et colore chaleureusement le parquet vermoulu.
Assis sur un bureau bas auquel il manque un pied, Edpha. Il n’a plus l’air du jeune homme gentil que nous avons vu sur son cheval, à présent il à l’air dure, et froid, comme de la glace.
Dans l’entrée, mon père et à chacune des ses mains se tient une personne inconnue de vous. Enfin pas tout à fait j’en ai déjà mentionné une.
A gauche une femme, de taille moyenne, cheveu châtains, l’air doux et paisible.
De l’autre coté une enfant d’environ trois ans.
Père nous demande de les appeler Mère, maman corrige t’elle, et Nerissia, notre sœur.
Notre demi-sœur.
Je les ai haït de tout mon cœur dès cet instant.

Elles étaient à l’origine de tout, bien entendu on pouvait tolérer les tromperies, mais pas que mon père ai pu avoir une héritière illégitime, c’était impardonnable, doublement impardonnable.
Nerissia était une métisse. Et elle avait causée notre chute.

C’est de là que me vient cette rancœur contre les métissés, bien entendu elle n’y était pour rien, la faute incombait totalement à Père, mais lui je ne pouvais pas lui en vouloir, et il faut bien trouver un coupable pour tout, non ? Le coupable est toujours tout désigné, en général les métissés, ou les noirs si il faut vraiment que ce ne soit pas un métissé. Voir un carreau, c’est bien un carreau aussi. « Mère » était Carreau. Père l’avait rencontré lors de l’un de ses voyages diplomatique, elle était herboriste.

Cela à une certaine importance car c’est sous sa pression que Père à cessé ces activités répréhensible pour ouvrir une boutique d’apothicaire. Etrangement cela fonctionna.
Les clans du coin ne pillèrent pas le magasin, oui eux aussi pouvaient tomber malades, ou avoir une blessure qui s’infectait. Ils étaient surement stupides, mais pas au point de s’en prendre à quelqu’un qui pouvait un jour leurs sauver la vie.
Mieux encore, on commença à avoir une réputation dans le monde souterrain de Thear, et je vous ai déjà parlé de la ressemblance des hautes et basses sphères, et bien autre point commun, les informateurs sont les même. Vous voyez le tableau ? Une herboristerie installée dans un quartier où personne ne pose de question ? Où personne ne saura ce que vous allez acheter ou pour quoi faire, où personne ne saura vous reconnaitre.
On devient en quelque sorte le fournisseur non officiel de poison et anti poison de tous les comploteurs de la cour. Je le sais car je tenais le livre des comptes, les herbiers et les recueils de différentes espèces de serpents, scorpions et autres, je savais lire, compter, et dessiner c’est donc naturellement que Père me confia cette tâche.

Ne croyais pas que la vie était belle pour autant, non, mais au royaume des aveugles les borgnes sont roi, nous on était les borgnes bien sur.
Moi je vivais dans une haine permanente, que je m’efforçais de refouler, en vain, comme ils semblaient tous si heureux, si content d’être là dans ce trou à rat putride, alors que ma place était au château. Je pouvais voir ses murailles depuis l’étage.
Je crois que j’avais décidé depuis le jour où j’avais vu ma nouvelle famille, des étrangers malvenus pour moi, depuis ce jour j’avais décidé que ma place était là-bas, derrière ces murailles.

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Je me retournais dans mon lit pour trouver une position plus confortable. Les murailles étaient réputés infranchissable, elles étaient si brulantes qu’aucun animal ne pouvais les escalader, j’avais essayée sous forme d’anolis et avais passé trois jours avec les mains trempées dans une solution puante sensée soigner les brûlures.
Et inutile d’espérer passer par la porte, la monarchie est un peu parano, tout le monde est fouillé et identifié.

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Je pénétrais dans le château sous ma forme animale, dans un bocal, au milieu de nombreux autres bocaux de formol achetées par l’infirmerie du corps de garde. J’avais décidé de totalement oublier ma famille, eux avaient oubliés leurs origines, coupés les ponts et bâtis une nouvelle vie, ce n’était pas celle que je voulais, j’allais me bâtir ma propre vie.
Les deux premières semaines je les passaient à la chapelle du château, je me fit passer pour un novice et me chargeait de refaire les enluminures et les illustrations.
A ce moment je n’avais pas encore de nom.
Il est arrivé peu après.
Lorsque mes pouvoirs se sont éveillés. Et mes démons aussi.
Je vous avez dit que vous comprendriez, je vais maintenant vous expliquer.
Mes dons sont assez extraordinaires par rapport à la moyenne des Cœurs qui ne peuvent qu’allumer une vulgaire bougie, c’est pour cela que je suis, sans me vanter, excellent dans ce que je fais. Aucun mérite donc, seulement des dispositions innées.
Je peux changer d’apparence, étrange n’est ce pas ? Imaginez-vous consumant votre être, pour le réduire en cendre, et en émerger de nouveau, mais autre. Vous y êtes, les changements sont bien plus profond que le seul physique, il y a un effet secondaire, mon être est affecté, consumé, diminué alors qu’un nouveau apparait à chaque fois.
Il y a des fois où je dois me battre pour ne pas brûler entièrement et n’être plus qu’une coquille vide.
Et cela m’effraye, toutes ces voix qui me parlent, ces je que je ne maitrise plus.

C’est la première fois que j’ai utilisé ce pouvoir qu’Orion est apparu, il est le premier d’entre tous, et c’est peut être pour cela que je reste lui.
Il obtient ce qu’il veut, toujours, à n’importe quel prix.
Et ce que je voulais c’était m’élever.
Il y avait ici un peintre de cour du nom de Auradore de Montnoctes, j’aimais bien la particule « de » , enfin un moyen de retrouver mon rang, il était sans attaches, isolé, une cible parfaite pour Orion.
Je n’ai eu aucune difficulté à m’en débarrasser et prendre sa place, ni aucun état d’âme, ou remord, j’ai même ressenti une certaine exaltation.
Je n’avais pas pensé qu’un chien irai creuser pour récupérer son corps, j’aurais du le brûler.
Je fus percé à jour après avoir passé un mois à me promener librement et avec un plaisir certain sous les yeux du lieu le mieux gardé de tout le royaume Cœur.

Notre bon Roi emplit d’amour pour ses sujets, laissez moi rire il se fichait complètement que son peintre officiel soit mort, eu le plus grand intérêt pour moi, intérêt professionnel.
Je pouvais servir. C’est pour cela que j’ai échappé à la mort.
On « m’interrogea » sur ma famille, je ne dit rien, si bien que je suis persuadé que leur mort n’a rien avoir avec moi. Alors est ce que je me sens si coupable ?
On me confia des missions faciles pour me tester, voir si j’étais fiable. Je l’étais. J’avais atteint un rang inconnu, dans l’ombre, plus haut que tout ces adjectifs flamboyants, Duc, Comte…ils étaient tous entre mes mains, alors pourquoi quitter cette place ?

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Je fus réveillé par des coups discrets à ma porte. Je ne me rappelais pas comment je m’étais endormie. J’allais ouvrir.
Une des compagnonnes de corvée, l’air passablement hystérique me débita un discours incompréhensible. Je la fis répéter.

« Le seigneur de Montnoctes est de retour, il faut quelqu’un pour nettoyer sa chambre, et le Duc D’Etrusq arrives dans trois jours, il faut de l’aide pour tous les préparatifs, qu’est ce qu’ils ont à tous venir à l’improviste ! »

Montnoctes…oh non. Il fallait que je réagisse et vite !

« Je m’occupe de Montnoctes, merci de m’avoir prévenue »

Je récupérais le journal intime/testament et repartie comme une flèche en direction des appartements que j’avais visités la veille. Je devais absolument le remettre en place avent qu’il ne s’aperçoive où j’étais certaine d’être fichue, et là ce n’était pas mon imagination.
Je ne me donnais pas même la peine de frapper et entrais directement dans la chambre familière, personne, j’allais dans le salon où j’avais trouvais le bouquin et stoppais net.
Auradore finissais de raccrocher la dernière toile qui trainais par terre, des lambeaux pendaient lamentablement.

Il me jeta un regard interrogateur.

« Je n’ai demandais personne pour ranger ma chambre, mais votre aide est la bienvenue ».

Je bafouillais je ne sais quoi. Dans la bibliothèque les livres avaient déjà regagnés leurs places.

« Alors c’est parfait. » me lança t’il avec un grand sourire.

Oui parfait, tu parles d’un comédien, il était pire que moi ce type. J’étais certaine qu’il attendrait que j’aie le dos tourné pour me planter un couteau dans le dos. Un chien trouvera peut être mon corps.

Il me conduisit dans la première pièce où nous commençâmes à nettoyer et ranger l’incroyable chaos.
Etrangement aucun couteau ne vint se planter entre mes omoplates, et je remarquais qu’il semblait aussi doué que moi pour le rangement.
Quand nous eûmes terminé un observateur non averti aurais décréter qu’une tornade c’était abattue dans la pièce, c’était encore pire qu’avant, mais Orion (comment devais-je l’appeler) semblait content du résultat, tant mieux pour lui, moi je devais toujours remettre ce livre de malheur en place.

« Allez du cran aies confiance en toi, tu es une comédienne de génie, tu peux l’embobiner lui aussi. »

« Sieur Montnoctes ? »

Voix qui tremble, parfait, ce n’ai pas de la comédie, mais s’il interprète ça comme de la timidité ce n’est pas plus mal.

« Oui qu’y a-t-il ? »

« Vous êtes surement le plus grand artiste de Thear, alors je me demandais si vous accepteriez de dépenser un peu de votre temps pour regarder une de mes œuvres, pour avoir un avis d’illustre connaisseur »

Oui c’est ça ma petite Noveen rajoutes en dans la flagornerie.

« Oui bien sure je vous en pris, c’est toujours un plaisir d’aider un confrère artiste, que faites vous ? Peinture, dessin ? »

Tu parles d’un baratin.

« De la sculpture sur feu. »

Silence. Mais qu’est ce que je raconte moi.

« Intéressant, montrez moi ça »

Le pire c’est qu’il a vraiment l’air intéressé.

Je me dirige vers l’une des torches, je me fais l’effet d’une condamnée à mort qui avance vers l’échafaud. Le feu crépite joyeusement, il crépite toujours joyeusement, même quand il brûle un hérétique vif.
Je passe ma main au dessus de flamme et commence à les modeler, mon premier pouvoir, je peux changer la forme des flammes.
Elles prennent plus ou moins la forme à peu prés approximative d’un oiseau de mer, une mouette, je ne connais que ça comme oiseau de mer.
Deuxième pouvoir. Les flammes se figent soudainement, je peux solidifier le feu. Oui bizarre.

Je pose sur la table basse où il y eu jadis des pinceaux à présent en miettes ma figurine de feu cristallisé, et recule d’un pas pour laisser l’artiste l’admirer. Il se penche en avant avec un air ahuri, ça me fait plaisir, bien que je ne sois pas là pour ça, et c’est avec un pincement au cœur que je passe à l’action. Je relâche l’étreinte que j’exerçais sur le feu et celui-ci retourne immédiatement à sa forme normale, c'est-à-dire qu’il met le feu à la table basse.
Auradore jettes des regards éperdus autour de lui et se précipite vers la salle de l’autre coté de la pièce, moi c’est vers l’autre pièce que je me précipité, je sors le livre et le remet n’importe où dans la première étagère qui passe à ma portée.

J’arrive à repasser dans la première pièce avant le retour d’Orion.
Gagné !
Celui-ci reviens avec un vase de vieilles fleurs fanées et séchée dont il jette le contenue sur le feu. L’eau est croupie, ça ne l’empêche pas d’éteindre les flammes.
Je prends un air contrit qui convient bien à cette situation.

« Eh bien votre art me semble pour le moins dangereux, mais il est néanmoins intéressant, je suis certain qu’en vous entrainant un peu vous arriverez à rendre vos œuvres moins…éphémères. »

Je m’attendais à me faire passer un savon, finalement il n’est pas si terrible cet assassin.
Je le quittais deux heures plus tard après avoir fini de « ranger » la suite, et avec la permission de l’appelé Auradore, entre artistes. Sympa.




Je me suis réveillé en sentant que quelque chose allait arriver, et cette sensation ne m’a pas quittée de toute la matinée. Il faut toujours écouter ses pressentiments, si mes parents avez suivis cet adage, inventé par moi, je pense qu’ils seraient toujours en vie.
Aujourd’hui était un grand jour, le Duc D’Etrusq était de retour de Pesda, sa mission diplomatique était un échec parait’ il, la présidente Tenshi faisait montre d’intentions de plus en plus belliqueuses.
Il était attendu au grand banquet donné en l’honneur de son retour, et la présence de tous ces noble donnait le vertige à tout les domestiques qui courraient d’un bout à l’autre des couloires sans avoir le temps ne serait ce que de souffler.
Moi ce qui me donnait le vertige c’était de savoir que l’assassin du roi était aussi de retour.
Donc ça signifie...Fiat Lux, échec de mission plus assassin donne…j’ai une imagination débordante.

Je me devais de vérifier, c’est comme ça que je m’étais convaincu à faire le pied de grue au bout du couloir menant aux appartements d’Auradore. Pourquoi j’appelais ce satané assassin par son prénom ?
Il fini par sortir et j’attendais qu’il disparaisse au coin du couloir pour m’approcher de sa porte, aujourd’hui pas de gardes, ils étaient bien plus occupés à d’autres endroits.
Je prenais un petit cristal chaud dans ma poche et l’enfonçais dans la serrure.
Je relâchais l’étreinte et le feu repris sa forme original dans cette espace confiné. Avec une détonation sourde la serrure sauta.
J’avançais sans me retourner directement vers l’endroit où j’avais posé ce fichu livre.
Mon plan était absurde : s’il voulait tuer le Duc il n’allait pas le marquer en avance non ?
J’ouvrais le livre directement à la dernière page.

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Aujourd’hui est mon jour, il va enfin tomber, la protection du roi n’est plus effective, ce banquet quel mascarade, Etrusq n’as plus sa confiance je le sais mais il faut toujours et encore préserver les apparences. Il va payer et souffrir pour tout ça. Je veux que sa mort soit lente et douloureuse. Je vais utiliser une armes des plus classiques, le poison, quoi de plus approprié dans ce cas n’est ce pas ?

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J’ignorais ce qu’il entendait par approprier, mais je savais où aller pour trouver l’empoisonneur. Direction les cuisines. Je crois que jamais je ne suis allée aussi vite jusque là-bas. Je cherchais désespérément Auradore mais ne le trouvais pas, j’aperçue Jean qui assaisonnait un plat de poisson.
Je l’attrapais violemment par le bras, il me jeta un regard surpris.

« Dis moi si tu as vu De Montnoctes ici, vite c’est urgent ! »

Je le secouais à présent comme un prunier. Le pauvre était carrément effrayé. Il fallait que je me calme.

« No...no…non je l’ai pas vu. »

Je me calmais aussitôt.

« Désolé de t’avoir secoué, si tu le vois, préviens moi de suite d’accord ? »

J’ignorais totalement ce que je ferais si je tombais sur lui, mais je devais agir. Je me retournai prête à partir vers la suite de l’assassin quand Jean me saisi brusquement le bras et me força à faire demi tour. Ca ne lui ressemblais pas, je me retrouvais soudainement face à un jeune homme aux cheveux blancs.
Je ne pus retenir un cri d’effroi. Auradore, Orion, l’assassin.

« Dis-moi Noveen, que comptait tu faire après m’avoir retrouvé ? Me tuer peut être ? »

J’étais incapable de dire un mot, comme hypnotisé par ses pupilles verticales, semblable à celles d’un serpent.
Allez bouges !!
De ma main libre j’attrapais un couteau qui trainait là et donnais un coup violent en direction de sa tête. Il bloqua mon bras alors que la lame n’avait pas parcouru la moitié du chemin, ses réflexes tenaient plus du serpent que de l’humain.
J’allais mourir, à cause de cette stupide curiosité, bon sang, je ne voulais pas.

« Tu as encore des progrès à faire, c’est comme en sculpture. Je ne vais pas te tuer, rassures toi. Je pourrais mais j’ai un marché à te proposer. »

Je n’en croyais pas mes oreilles. J’allais vivre ? Pour un peu je l’aurai embrassé. Enfin n’exagérons rien.

« Pourquoi un marché ? Ce ne serait pas plus simple de m’éliminer ? »

Mais c’est ça donne lui des idées en plus, quelle gourde.
Il eu un sourire indulgent, comme s’il devinait mes pensée.

« Et bien disons que je me sens trop proche de toi pour te tuer, et puis j’ai besoin de toi.

Oui je sais que tu as volé mon journal, mais tu n’as surement pas eu le temps d’arriver jusqu’au bout. Alors laisse-moi de raconter la partie qui nous intéresse tous les deux. Assieds toi je t’en pris.
Comme tu le sais surement déjà mon Père, et mon frère tenaient avec ma mère de substitution et sa fille une boutique d’apothicaire qui en était venue à fournir une clientèle de plus en plus élevé qui recherchait l’anonymat. Parmi eux se trouvait un homme qui rêvait d’avoir afin son Duché mais dont le paternel vieillissant se raccrochait à la vie et à son titre, il décida donc de leur acheter de l’arsenic, à faible dose on peu empoisonner n’importe qui sans que personne ne s’en aperçoive, c’est d’autant plus vrai sur les personnes âgées.
Mais cela signifiait aussi qu’il devait aller souvent à la boutique et il craignait qu’on ne le reconnaisse, il ne pouvait bien sur pas envoyer d’intermédiaire, ce serait augmenter le risque de se faire prendre. Il décida donc qu’une fois son œuvre fini, il allait se débarrasser de l’apothicaire et de toute sa petite famille. Ce qu’il fit il y a de cela trois ans. Mais il ignorait qu’il restait un membre de la famille, et que celui-ci désirais sa tête plus que tout. Il ignorait qu’il n’avait la vie sauve que grâce à son importance aux yeux du Roi. Tu m’as bien suivi ? »

Je hochais la tête, j’avais tout à fait suivi, un assassin qui voulait tuer un assassin, je n’allais pas le laisser faire pour autant.

« Mais l’histoire n’est pas fini. Il y en a une autre. Celle d’une jeune fille de seize ans, qui vivait dans le quartier le plus mal famée de Thear. Sa mère l’aimait beaucoup, tout comme son petit frère de qurlques mois, et s’occupait à revendre des armes volées sur les champs de batailles, son père lui était un tueur à la solde du chef du coin. Mais un jour un clan rival arriva et décida que le quartier lui appartenait, ils attaquèrent par surprise, ils étaient bien renseignés, une taupe leur avait donné les noms de tout les membres du réseau adverse. En quelques heures ils furent tous tués, et la jeune fille vit ses parent mourir pour essayer de la défendre, quel tristesse, elle n’essaya même pas de les défendre, elle fui de suite, abandonnant même son petit frère. On pourrait appeler ça de la lâcheté, mais on sait tout les deux que c’était de l’instinct de survit. »

Ma mâchoire me faisais mal à force de la serrer. Je rêvais de lui enfoncer un couteau dans un œil et de touiller son orbite jusqu’à ce que son cerveau en coule.

« C’était bien de l’instinct de survie Noveen ? »

Je lui envoyai un directe en pleine face, là il ne fut pas assez rapide. Et cet ordure se releva avec un grand sourire comme si rien ne venait d’arriver.

« Voilà le marchée Noveen, j’ai empoisonné tout les plats que tu vois ici, sauf le poisson de mar, dans le poisson il y a l’antidote, il sera servit en premier mais D’Etrusq y est allergique. Donc il sera le seul à mourir, et toi ton rôle la dedans c’est de me laisser faire.
En échange je te donnerai quatre choses, deux noms, celui d’une taupe et celui d’un chef de clan, un lieu, où les trouver, et un objet, une arme. »

Je ressentis monter une rage que je croyais avoir oublié, j’allais pouvoir les faire payer, soudain je comprenais les motivations d’Orion, oh non je ne l’arrêterais pas, nous étions liés par le sang qui allait couler.

« Le marché est conclu Orion. »

"Voilà longtemps qu’on ne m’avait pas appelé ainsi. Tu as fait le bon choix, tout à l’heure j’ai menti, si tu n’avais pas accepté je t’aurais tuée. Je vais devoirs partir à Pesda, Tenshi devient trop problématique il faut que quelqu'un s'en occupe, et là-bas je vais m’arranger pour disparaître, j’en ai assez de se royaume, je crois que j’ai besoin de vacances sans quoi je vais vraiment devenir fou. C’est toi qui prendras mon relais, tu as de talents certains pour la comédie et l'improvisation et tu me semble plutôt obstinée, si tu survis à tes...projets personnels, je pense que tu pourras aller loin, aussi loin que l'on puisse aller en suivant cette voie.

Des choses se trament contre notre peuple chez les carreaux, un nom que je n'avais plus attendu depuis les derniers grands troubles à refait surface, Jackal, tu dois le retrouver et mettre un terme à ses agissements."



Je sentais le contact de l’acier dans ma paume. Je baissais les yeux sur ce qui ressemblait à une poignée d’épée, mais sans garde ni lame. Un briquet, m’avait dis Orion, une invention Pesdane.
J’appuyais sur la roulette et une petite flamme jailli, je la regardais vaciller puis commençais doucement à la façonner avec mon esprit, elle prit la forme qu’aurait pris un poignard si il en avait existé en feu.
Ma lame se cristallisa. J’admirais les reflets irisés produit par le cristal aussi inflexible et aiguisé que ma soif de vengeance.
Je me retournais dos au comptoir, dans un coin deux hommes braillaient des obscénités aux serveuses de cette taverne minable.
Je m’avançais vers eux.
On ne lave un affront que dans le sang.
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Avec la participation avisée de sieur Begarion.
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