Une nuit à Pesda

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Une nuit à Pesda

Message par Jack le Lun 4 Jan 2010 - 15:42

[Petit moment de RP expérimental... Robert m'a rappelé combien il était sympa de jouer un flic désabusé dans un monde de merde et j'étais d'humeur à écrire un récit trash.]

Une nuit froide comme tant d'autres flottait sur le continent aqueux et glacé, et en particulier sur sa capitale illuminée. Face aux problèmes d'ensoleillement, l'éclairage public y avait été particulièrement développé. Mais, comme dans toute ville qui se respecte, tous les quartiers n'étaient pas traités de manière égale quand les installations venaient à viellir ou quand une nouvelle technologie se présentait, ce qui créait une intéressante hiérarchie...

Il y avait tout d'abord le nec plus ultra, sous la forme des "joyaux lumineux" dernier cri des quartiers du Gouvernement dont le fonctionnement même relevait du secret militaire et des particules phosphorescentes en lévitation magnétique des entrepôts des multinationales puissantes.
Ensuite venaient les murs de diodes reconfigurables des quartiers rupins et les holographes interférométriques des boutiques huppées (dont l'éclairage changeait subtilement à chaque mouvement de l'observateur en faisant passer quelques messages à propos des derniers produits en stock).
Ensuite, en s'enfonçant dans les quartiers prolétaires, on trouvait de vielles ampoules fluocompactes grésillantes et faiblardes et des halogènes hésitants, théoriquement interdits par les dernières normes portant sur la consommation d'énergie et l'émission d'ultraviolets mais coûtant en pratique trop cher à remplacer.
Et dans les bas-fonds de Pesda se trouvaient encore, curiosité archéologique, des néons datant de la fondation de la ville.

Oh, bien sûr, il arrivait que l'on change un tube de temps à autre. Les instances dirigeantes n'étaient pas des monstres. Dans un souci de démocratie, jusqu'à vingt tubes pourraient être changés par an, sous réserve de la fourniture de deux cent signatures et de tous les documents réglementaires. Le fait que le nombre d'individus sachant lire et écrire d'une manière hésitante passe régulièrement en dessous de ce seuil n'était bien évidemment qu'un détail : après tout, moyennant la fourniture à Selbil, principale société hospitalière du pays, d'un organe superflu comme le second poumon ou le second rein, il était tout à fait possible d'emprunter suffisamment d'argent pour financer une scolarité confortable, c'est à dire des études primaires et la première moitié des études secondaires. Le reste étant, par le biais d'un partenariat public privé, à la charge de l'employeur futur des habitants. Ceux qui ne recevaient pas d'éducation l'avaient donc bien cherché, manquaient d'esprit citoyen, et ne méritaient pas l'attention de l'Etat.

En s'engageant dans une ruelle éclairée toutes les dix minutes d'un bref flash lumineux afin d'optimiser la longévité du néon, Kresta dérangea du faisceau de la lampe torche qu'il apportait quelques êtres faméliques qui rampèrent avec une plainte sourde loin de cette lumière violente qui leur brûlait les yeux. Il soupira, marmonnant quelques mots dans lesquels on percevait vaguement l'association d'un plat extrêmement gras, salé, et insipide d'une part et du président Venom'el d'autre part, et poursuivit son chemin en évitant d'éclairer d'autre personnes. L'instant d'avant, il avait manqué s'écrouler en butant sur un cadavre osseux partiellement attaqué par des rats mal nourris, dont la chair pendait de ci de là. Ce quartier était une décharge humaine, un lieu où les rebuts de la société venaient se cacher pour mourir, à l'exception de quelques personnes vivant sous quatre plaques de tôle qui avaient la possibilité de vivre dans un relatif confort, grâce à un emploi d'éboueur (financé ou non) ou de testeur de produits pharmaceutiques. Kresta avait du mal à croire qu'un individu d'une population dans un tel état de délabrement soit seulement en état de commettre un crime sur la personne d'un de ses semblables, encore moins d'une personne en état de marcher, et pourtant...

Dans la ruelle suivante, l'enquêteur renifla une odeur de charogne et de putréfaction plus forte que précédemment, et sut qu'il approchait des lieux du crime. Les saloperies chimiques utilisées par Schmurtz, la légiste, pour analyser les cadavres, avaient en effet une tendance étrange à faire puer ceux-ci un peu plus fort. Et de fait, à la rue suivante, ils étaient là, tous les deux, autour d'un tube luminescent éclairant la scène d'une pâle lumière verdâtre. Schmurtz et Nathan. L'une en train de manipuler des pipettes fumantes au-dessus d'un analyseur portatif avec un sourire sadique, l'autre en train de souiller un peu plus la ruelle crasseuse en y ajoutant son propre vomis.

Nathan était son associé du moment. De mauvaises langues auraient préféré le terme d'assistant ou de stagiaire. Fraîchement sorti de sa formation théorique, la jeune recrue avait découvert que la plupart des détectives, chacals solitaires jusqu'au bout, était soit profondément hostile à l'introduction d'un élément extérieur dans leur vie professionnelle, soit d'ors et déjà "casés". Le marché du détective stagnait en effet sur Pesda ces derniers temps : d'un côté les polices privées des plus riches se montraient particulièrement efficaces grâce à l'autorisation récente du port des armes à énergie en public, et de l'autre les moins riches des personnes en état de payer avaient globalement tendance à se méfier d'individus dont le boulot était de mener des enquêtes, préférant s'organiser entre eux. Ils étaient probablement préoccupés par le fait que les enquêteurs découvrent comment ils avaient réussi à s'élever un peu au-dessus des autres dans la société. A tort d'ailleurs : la plupart des détectives pesdans étaient des hommes comme les autres, eux aussi vendaient de la drogue et détournaient des fonds pour arrondir leurs fins de mois.

Toutefois, Nathan était tombé sur l'oiseau rare, l'homme qui recrutait. Et, sans le savoir dans ses illusions de serviteur de la justice fraîchement formé, sur ce qui était probablement l'un des seuls détectives honnêtes de Pesda. Ce n'était pas une situation qui l'enchantait totalement. Certes, il accordait à son patron que la clientèle qui payait avait quelque chose d'écoeurant, particulièrement dans le but manifeste des enquêtes proposées. Certes, il comprenait la logique morale du fait de travailler bénévolement pour les plus défavorisés sur des heures de temps libre. Toutefois, l'ambiance glauque des bas-fonds et les remarques et actions de Schmurtz qui formaient son quotidien... comment dire... l'écoeuraient parfois un peu.

"Alors, c'est bien sa fille ?", marmonna Kresta à l'adresse du groupe.
"Indubitablement", dit Schmurtz. "Les échantillons que j'ai prélevés sur son corps et dissous révèlent un ADN identique à celui des échantillons de poils pubiens et de sang que nous avions trouvés dans la poubelle."
"Des indices sur la cause de sa mort ? Elle a été violée ? Maltraitée ?"
"Pas encore inspecteur. On attendait votre autorisation pour ça."

Kresta soupira pendant que Nathan reprenait assez de vitalité pour lancer à Schmurtz un regard choqué et désapprobateur. Lui aussi aurait toujours du mal à se faire à l'humour de Schmurtz. Mais elle était une des rares personnes du métier à la fois douée et dotée d'assez de dévouement à la cause de la justice (ou plutôt de la résolution d'énigmes policières) pour bosser avec lui.

"Je voulais dire violée par quelqu'un d'autre..."
"Oh !", dit la légiste, avec un air de surprise encore plus faux que sa poitrine siliconée. "Eh bien ce n'est pas comme si on l'avait trouvée jambe écartées au point que ses articulations soient disloquées, avec une flaque de sang analysable comme étant le sien au niveau de l'entrejambe, une balle de tennis insérée de force dans la bouche en fracassant plusieurs dents, et une dizaine de stylos bic dans l'anus, mais le fait me semblait toutefois assez probable. Vous voyez son visage ? Il a manifestement pris un rictus de peur mêlé de douleur par le passé, avant d'avoir été écorché, non ? De même, on voit que les muscles de son ventre se sont consacrés comme sous l'effet d'une forte douleur. Mais ceci, n'importe qui aurait pu le constater..."
"Si c'était si évident, je m'éviterais la peine de bosser avec une collègue qui ressemble davantage à une sadique échappée de l'asile qu'à un combattant du crime. J'ai besoin de vos capacités et pouvoirs, et vous le savez. Continuez."
"Des traces de douleur ne suffit certes pas à prouver tout. Il aurait pu s'agir de problèmes intestinaux liés à une intoxication alimentaire. Par contre, j'ai trouvé des traces de sperme qui, d'après leur température, datent d'environ un quart d'heure avant le moment de sa mort. Ce qui fixe un peu plus le diagnostic."
"Effectivement, c'est intéressant. Quelqu'un a essayé de les analyser ?"
"Yep !", dit un Nathan qui avait pris le temps d'essuyer un peu le vomi sur son visage et de reprendre quelques couleurs.
"Quel résultat ?"
"Il est pas dans le fichier."
"Bon, c'est un sacré indice ça ! On a maintenant deux possibilités : soit c'est un type trop pauvre pour que la famille recense génétiquement les enfants, soit c'est un type trop riche pour que la famille recense génétiquement les enfants."
"Il n'y a pas quelque chose d'illogique là-dedans ? Et ce genre de recensement est pas censé être obligatoire ?"
"Pas du tout. Si ce gars est pauvre, le méca-recenseur a pas eu le courage de s'aventurer dans le coin pour voir si il y avait eu des naissances. S'il est riche, le méca-recenseur a reçu une prime suffisante pour éviter sa maison."
"Bon sang mais les ingénieurs auraient pas pu faire une machine bête et efficace au lieu de faire un de ces androïdes complexes et corruptibles pour montrer qu'ils ont des sous ?"
"Ridicule. Comment ils auraient convaincu leurs patrons de financer un appareil qui aide à les tracer quand c'est eux qui violent des petites filles ?"
"Votre manière de raisonner est répugnante."
"C'est juste vous qui n'assumez pas votre statut d'être humain répugnant de votre côté."
"Suffit, les enfants ! Schmurtz, vous pensez vraiment que les types dans cette rue sont en état de maltraiter qui que ce soit ?"
"Je pense qu'il faudrait que la fille soit consentante et les aide beaucoup dans l'affaire. Ceci dit, ça pourrait expliquer la grimace..."
"Bon, ok, compris, on passe à autre ch..."
"...par contre, dans ce quartier, il y a d'autres individus un peu mieux nourris plus à même de commettre un tel acte, comme son père par exemple."

Nathan retourna vomir.

"Et il nous aurait appelé ensuite alors que c'est si facile de laisser un crime impuni par ici ?"
"Probablement pas, quoiqu'on ne sait jamais. Mais je pense qu'on devrait quand même explorer les environs, pour trois raisons : d'une on pourra savoir si elle se prostituait et auprès de qui, de deux on aura des chances de croiser quelqu'un qui la connaît mieux que son père qui nous a en gros dit qu'elle était partie et pas revenue et qu'il s'inquiétait, de trois c'est possible qu'il y ait effectivement un meurtrier dans le coin."
"Ok. Puisque vous avez eu l'idée, je vous confie cette partie de l'enquête. Prenez Nathan avec vous, ça lui formera le caractère et il fait un bon porte flingue quand la situation dégénère."
"Mais..."
"Pas de discussion. Il faut que tu voies un peu Pesda telle qu'elle est. Lorsque t'auras plus rien à vomir, lorsque tu auras envie de foutre le feu à cette ville et de faire exploser les arrivées d'air, alors tu mériteras plus de respect en tant que flic. Ok ?"
"Ok..."
"Moi, de mon côté, je vais voir mes contacts chez les bourges pour savoir s'ils ont quelque chose là-dessus. Ca m'étonnerait qu'on arrive à retrouver un cas de tourisme sexuel dans le coin parmi tous les autres, mais au moins j'y trouverai quelques vieux habitués du genre à interroger."
"Et si on trouve un criminel là-dedans, on fera quoi ? Ils trouveront toujours un moyen de passer en jugement dans un tribunal tenu par un copain..."

Kresta lança un regard appréciateur à Nathan.

"Ta compréhension de la justice progresse, mon petit. Eh bien disons qu'on s'arrangera pour que l'adresse du mec tombe entre les mains du papa, avec tout ce qu'il faut pour le couler socialement et financièrement, et une note spécifiant qu'on n'est pas responsables de ce qu'il en fait sur du papier qui ne prend pas les empreintes. Ensuite, on passera à une autre affaire..."

Nathan fit un rictus compréhensif et appréciateur. Inutile de se faire couler par un conccurent après avoir laissé des traces derrière eux... Si moche que soit cette manière de rendre la justice dans l'ombre. Avec un dernier échange de saluts et d'encouragements, les enquêteurs suivirent chacun leur chemin. D'un côté, s'enfonçant dans les faubourgs, Schmurtz avec la main d'un Nathan guère enchanté dans une des siennes et une valise chargée de matériel inquiétant dans l'autre, chantonnant une chanson paillarde. De l'autre côté, en route vers des lieux plus salubres, un Kresta silencieux dans son imperméable noir et sous son chapeau de feutre.

Ils étaient une bande de gosses de riches comme les autres, à qui la finance n'avait pas réussi et qui avaient tenté le monde réel à la place. Des personnes comme il n'en existe que dans les livres. Peut-être les dernières personnes honorables de Pesda.


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Yabon !

Message par Robert Begarion le Lun 4 Jan 2010 - 19:53

Une nuit à Pesda fut lue avec entrain.

Si tu étais là, tu aurais entendu de nombreux éclats goguenards et tonitruants, notamment autour de la personne du médecin légiste (certifiée Bernadette Gralouphe™) mais aussi dans la sempiternelle description du monde pourri, des détectives pourris et de leurs employeurs qui peinent à être plus pourris encore.

Bien entendu, j'exige le deuxième épisode où l'on voit Nathan se transformer en adepte pistolero selon Jackal, Schmurtz faire de la nécromancie pour dresser le cadavre à pister son meurtrier, et Kresta menacer de manger les enfants des bourges afin de leur soutirer trois infos sans valeur.

Et pour finir (ma partie préférée) les détails qui fâchent :
Spoiler:
[ton=Manu."monsssat!"]Lai phôôôôtes !!!!![/ton]
-"tous les quartiers n'était pas
traité" => pluriel requi
-"dans un souci
s de démocratie" => pluriel superflux
-"par le
biai d'un partenariat public privé" => terminaiso exigée
-"en y ajoutant son propre vomi
s" => pluriel superflux
-"Alors, c'est bien sa
file ?" => doublage de consone nécesaire
-"comme si on l'avait trouvée
jambe écartées" => pluriel requi

Voyons, une critique non-orthographique néanmoins sans quoi ma réputation se verrait ternir : certaines phrases sont abominablement longues (pire que les miennes, c'est écrire !) Prenons un exemple anodin.

Jack l'Éventreur (une tricheliade ? C'est TA fic, c'est TA faute ! ^^) a écrit:Cependant, quoiqu'il accordât à son patron que la clientèle qui payait avait quelque chose d'écoeurant, particulièrement dans le but manifeste des enquêtes proposées, et quoiqu'il soit un peu en accord avec le fait de travailler bénévolement pour les plus défavorisés sur des heures de temps libre, il devait bien reconnaître que l'ambiance générale des bas-fonds et les remarques et actions de Schmurtz... comment dire... l'écoeuraient parfois un peu.
Oui, c'est un peu long et ça fait beaucoup de "quoique", "cependant", "particulièrement" et autres adverbes de moins en moins digestes, sans parler des entraves implicites à la compréhension. Ah. Et les "œ" existent en ASCII et ne dépareilleraient pas dans ton texte, mon cher ^^
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Jack le Mar 5 Jan 2010 - 0:15

Sachez monsieur que j'avais un alibi pour tous les problèmes liés à la forme du texte (Na veux plus de critique de fooooond !!! ^^''')

En effet, la rédaction de cette fic m'a pris bien plus de temps que prévu (environ 2h15), ce qui fait que j'ai posté la première version à l'heure de partir pour un rendez-vous bien tapée, et n'ai donc pas pu effectuer les usuelles corrections et relectures à répétition qui doivent nécessairement suivre l'écriture d'un texte de cette longueur... Chose que je vais faire maintenant.

D'ailleurs, côté langueurs, je m'étonne que tu aies pas cité l'énumération des éclairages, c'est de loin ce qui me choque le plus à la seconde lecture...

Par contre...

Ah. Et les "œ" existent en ASCII et ne dépareilleraient pas dans ton texte, mon cher ^^
1/Ils n'existent pas en ASCII, mais en UTF-8 ou en Latin-1/Latin-9. L'ascii est un codage des caractères sur 7 bits créé par des ricains ne connaissant pas leurs puissances de deux, et ne contenant en tant que tel aucun accent.
2/Si ce n'est pas sur mon clavier, ça n'existe pas ^^ C'est trop chiant d'ouvrir une table de caractères

Ensuite...

Bien entendu, j'exige le deuxième épisode où l'on voit Nathan se transformer en adepte pistolero selon Jackal, Schmurtz faire de la nécromancie pour dresser le cadavre à pister son meurtrier, et Kresta menacer de manger les enfants des bourges afin de leur soutirer trois infos sans valeur.
Je sais pas si je vais continuer ça ^^ Mais une chose est sûre : derrière ses allures d'élève ingénieur, ce cher Nathan planque autant de dakka qu'un personnage de violence RPG, ne serait-ce que pour faire un grand moment de Let's Get Dangerous *w*
Schmurtz a d'ors et déjà des capacités de légiste hollywoodien (plus ou moins deviner les conditions précises de la mort en examinant un cadavre, écartant toute forme de renseignement inutile pour aller directement à l'essentiel). Inutile de la rendre plus bourrine que ça.
De même, Kresta reste avant tout le vieux chef qui file le sale boulot aux ptits jeunes et vient se l'attribuer à la fin, donc je le vois mal se montrer si peu classe que de manger des enfants. Par contre, s'arranger pour les envoyer dans les faubourgs... ^^
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Robert Begarion le Mar 5 Jan 2010 - 4:31

Jacques a écrit:1/Ils n'existent pas en ASCII, mais en UTF-8 ou en Latin-1/Latin-9. L'ascii est un codage des caractères sur 7 bits créé par des ricains ne connaissant pas leurs puissances de deux, et ne contenant en tant que tel aucun accent.
Sale geek. Je te hais.

J'hacke a écrit:2/Si ce n'est pas sur mon clavier, ça n'existe pas ^^ C'est trop chiant d'ouvrir une table de caractères
En revanche, j'approuve entièrement cette affirmation, autant que je fustige et me gausse de ton incapacité à raisonner astucieusement. Lorsque tu copies ton post sur ton navigateur, si celui-ci est un bon FF (ou Opéra, et sans doute d'autres) disposant d'un bon correcteur ortho, il te propose l'échange standard oe<=>œ. Tu peux donc accéder à ce caractère absent de ton clavier sans aller chercher fastidieusement une table de caractères spéciaux. Faux geek, va.

Dans un pur moment d'extase naïve et donc pour son plus grand malheur, Jack a écrit:Na veux plus de critique de fooooond !!! ^^'''
Une critique de fond.

...

Quel fond ?

Tu veux sans doute parler du thème global de film noir "tout le monde il est laid, tout le monde il est méchant" adapté à la sauce Jack. Ou plus précisément de son exact contraire : le joyeux petit monde féerique qu'on te connait expédié en cure de Darker And Edgier. Si je résume sans trop brusquer, on a la gentille Elia (ou quelconque autre personnage féminin du même auteur) qui troque son cynisme rieur monté de série pour un humour grinçant orienté sex&trash, le longcoat/evil/grimswirthian badass pas trop dépaysé par la brusque montée d'hémoglobine dans l'air (tant mieux, les frais de rééducation sont moindres puisqu'il est déjà naturellement au zéro de la Sliding Scale Of Idealism Versus Cynicism) et enfin le veule, brave et gentil Nathan, qui faute de pouvoir se résoudre à devenir mentalement dégueulasse pour se tailler une place dans l'univers, le devient physiquement en gerbant partout.

Et puis ça flaire bon l'équipe standard : le commercial, la scientifique et le pistolero. Un héros charismatique qui fait des phrases, un faire-valoir froussard qui meurt pas à la fin mais ça va pas tarder (un bon point pour toi, t'as oublié de préciser la couleur de peau), et une fille parce qu'il est de bon ton d'en mettre une dans tout trio, mais que la miss Lara Croft ne colle ni à l'univers ni à l'auteur et qu'on va pas lui filer la place du héros, non plus. Une telle bande de bras cassés si complémentaires en aptitudes et mal assortis dans tous le reste qu'on pourrait presque y voir un groupe de PJs. Néanmoins, si la structure du groupe n'était pas assez bidon, l'explication logique pour la justifier corrige amplement ce tort : il s'agit bien évidemment des trois seuls bonshommes intègres du cosmos, qui sont donc forcés de bosser ensemble.

En conclusion : bien ficelé au niveau du scénario et bien ciselé à l'échelle des personnages. Du travail d'orfèvre, si, si. D'orfèvre orc jouant du marteau-piqueur par trois grammes cinq dans le sang.

...

C'était la critique de fond modèle "Chalutier" de RobertIsEvil SA, présentée par les Éditions de l'Elfe Rôti.


Dernière édition par Robert Begarion le Mar 5 Jan 2010 - 13:58, édité 1 fois (Raison : -sifflote-)
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Jack le Mar 5 Jan 2010 - 12:36

En revanche, j'approuve entièrement cette affirmation, autant que je fustige et me gausse de ton incapacité à raisonner astucieusement. Lorsque tu copies ton post sur ton navigateur, si celui-ci est un bon FF (ou Opéra, et sans doute d'autres) disposant d'un bon correcteur ortho, il te propose l'échange standard oe<=>œ. Tu peux donc accéder à ce caractère absent de ton clavier sans aller chercher fastidieusement une table de caractères spéciaux. Faux geek, va.
Ca existe aussi dans chrome/chromium, en fait je crois que ça existe dans tout bon navigateur web c'est à dire à peu près n'importe quoi qui soit capable d'afficher TVTropes correctement et qui ne soit ni IE ni Safari. Je le faisais d'ailleurs pas mal avec FF.
Le soucis c'est que le correcteur orthographique de chromium ne connaît pas la commande "refresh" : il faut fermer le navigateur et le ré-ouvrir pour que les changements de dictionnaires soient effectifs. Or, dans 95%, on veut changer le dictionnaire quand on est en train d'écrire, donc il s'agit d'anticiper pour la prochaine fois qu'on utilisera le navigo et c'est lourd.
De surcroît, à un moment pour x raisons j'avais besoin de taper des textes en anglais sur internet, or je pense qu'à choisir, un correcteur orthographique m'est bien plus utile en anglais qu'en français (parce que bon, avouons-le, le e dans l'o c'est avant tout une manière comme les autres que ces messieurs de l'académie française ont trouvée d'impressionner leurs copains en sodomisant les diptères et les utilisateurs de la langue française avec dont à peu près tout le monde se fiche.)
Ceci dit, comme j'ai plus besoin de ça maintenant, je vais effectivement le remettre en français. Merci de me l'avoir rappelé ;)

Bon sinon, Robert est méchant (TM)... Et j'aime mieux ça que la critique petite et vile d'un pluriel oublié de ci de là ou du nombre de mots dans les phrases =p

Notamment fan de ceci :
Si je résume sans trop brusquer, on a la gentille Elia (ou quelconque autre personnage féminin du même auteur) qui troque son cynisme rieur monté de série pour un humour grinçant orienté sex&trash, le longcoat/evil/grimswirthian badass pas trop dépaysé par la brusque montée d'hémoglobine dans l'air (tant mieux, les frais de rééducation sont moindres puisqu'il est déjà naturellement au zéro de la Sliding Scale Of Idealism Versus Cynicism) et enfin le veule, brave et gentil Nathan, qui faute de pouvoir se résoudre à devenir mentalement dégueulasse pour se tailler une place dans l'univers, le devient physiquement en gerbant partout.

Et puis ça flaire bon l'équipe standard : le commercial, la scientifique et le pistolero. Un héros charismatique qui fait des phrases, un faire-valoir froussard qui meurt pas à la fin mais ça va pas tarder (un bon point pour toi, t'as oublié de préciser la couleur de peau), et une fille parce qu'il est de bon ton d'en mettre une dans tout trio, mais que la miss Lara Croft ne colle ni à l'univers ni à l'auteur et qu'on va pas lui filer la place du héros, non plus. Une telle bande de bras cassés si complémentaires en aptitudes et mal assortis dans tous le reste qu'on pourrait presque y voir un groupe de PJs.

Comme c'est tapé super juste, j'en tire une échappatoire de luxe à cette envie ennuyeuse de suite que tu exprimais précédemment : je n'ai qu'à évoquer le fait que tu es la seule personne à avoir répondu à ce topic et à dire "ben puisque c'est si nul, ça m'évite la nécessité de le poursuive" ^^ Mu ha ha je suis génial *w*

De toutes façons, ce serait chiant de faire une suite à ça vu que le scénar est un peu prédestiné dans son caractère fortement troppeux... MAJOR SPOILER AHEAD !!!

La suite commence par une enquête policière classique de nos chers bisounours dans ce monde pourri. Il y aura un faux témoin qui n'a rien vu mais aime pourrir la vie des enquêteurs, un faux témoin qui ment parce qu'il a des choses répréhensibles à cacher, et enfin un faux témoin qui ne sait rien et connaît en fait des choses sur un autre crime mais on prendra un épisode entier à s'en rendre compte pour gagner du temps et remplir des pages.

On aura aussi un faux coupable qui est en fait un autre flic enquêtant sur ce crime, un faux coupable qui est l'innocence même mais qui est particulièrement attractif pour les enquêteurs - torturé par Kresta et Schmurtz dans une scène visant à montrer qu'ils n'ont peur de rien pour faire régner la justice, et un vrai coupable insoupçonné qu'on trouve par pur hasard au moment où l'enquête piétine le plus car les faux coupables viennent d'être repérés comme tels. Ceci grâce à l'intervention providentielle d'un perso jusqu'ici complètement useless (Nathan ou un perso secondaire vite oublié par la suite) qui se pète la gueule en butant du pied sur un indice capital, alors qu'il était retourné réfléchir mélancoliquement en faisant les cent pas sur les lieux du crime. Un stylo plume recouvert du sang de la victime et portant les initiales du méchant serait un excellent candidat.

Ensuite, il y a poursuite entre le méchant (bien évidemment de FP choisi bien supérieur aux héros pour leur donner du fil à retordre, c'est un boss final quand même) et les héros. Cette poursuite démarre lorsque le plan de Kresta va foirer : en cherchant des infos pour le couler, notre fine équipe va attirer l'attention d'un servile larbin, qui va les prendre en photo avec son portable avant de disparaître dans la pénombre sans avoir été vu. Ensuite, quand le papa de la fille va sortir de l'ombre pour utiliser les infos qu'on lui a données, il va échouer car le coup avait été prévu, à la suite de quoi le méchant va bien sûr le faire tuer de manière particulièrement horrible (on est dans un récit trash défini comme tel dans les premières lignes quand même. D'ailleurs, l'histoire de l'échec du papa pourrait faire un épisode à elle toute seule). Analysant la photo ultra floue et pixellisée avec un logiciel pique très très très perfectionné après avoir constaté que c'était pas le papa, le méchant va ensuite retrouver l'identité d'au moins un des héros. Ce serait plutôt Kresta car dans la logique hollywoodienne que nous utilisons ici il est le plus connu, mais il est aussi possible que Schmurtz ait des choses à cacher (au point qu'on pourrait faire un épisode entier dédié au récit de son lourd passé et de comment elle a rencontré Kresta, introduisant peut-être une relation sexuelle entre eux pour faire plaisir aux fans si il y en a qui se présentent). Le méchant va ensuite envoyer des larbins s'occuper des trois enquêteurs personnellement avant qu'ils ne deviennent trop bourrins.

Pendant ce temps, Kresta va sentir une perturbation dans la force qui va induire en lui un besoin urgent de partir avec ses comparses dans la maison du père. Ils arriveront trop tard, bien sûr, mais la vue du cadavre fumant et démembré accompagné de la description de ce qu'il a subi par Schmurtz aura un effet salutaire sur le psyché de Nathan : après un NOOOOOOOOOOOOON !!! horrifié, Nathan va rester hébété et sanglotant pendant une bonne minute avant de se redresser silencieusement. C'est le moment que choisira le premier tueur du méchant pour arriver. Oui, seul contre trois. Personne ne va apparemment le voir arriver et commencer à viser soigneusement quelqu'un, jusqu'au moment où Nathan va se retourner en sortant un flingue d'un geste fluide et l'abattre d'une balle dans la tête. Car Nathan a soudain pris un niveau de bourrinitude. On va découvrir dans sa tirade suivante et la discussion avec Kresta qui s'ensuit que c'a été au détriment des chances de salut de son âme, qu'il commence à prôner la peine de mort avec beaucoup d'entrain tout soudainement.

En fouillant le cadavre du tueur, les protagonistes découvrent un indice prouvant de manière évidente que c'est un sbire du méchant. Suivent plusieurs épisodes d'agressions par les larbins, parfois contre le groupe entier comme dans ce qui précède mais plus souvent séparément (typiquement à des moments où leur tension se relâche et où ils se sentent en sécurité, comme sous la douche - allez, Schmurtz, un peu de fan service que diable - ou dans leur lit). Progressivement, il se crée un sentiment de paranoïa chez les PJ, ce qui participe également à une poursuite du passage vers le côté obscur de Nathan, malgré les avertissements de son mentor qui sent que son second coéquipier est en train de devenir encore pire que le premier.

Un matin, Schmurtz et Kresta ne parviennent pas à joindre Nathan. A force de recherches, ils finissent par aller chez lui, et trouvent un mot disant que ce qui a commencé doit finir (ou quelque chose comme ça). C'est le signe que l'auteur commence vraiment à se faire chier et veut que l'intrigue s'accélère. Kresta y perçoit plutôt le signe que son padawan est passé du côté obscur de la justice et a décidé d'aller abattre le méchant. S'ensuit une poursuite, mais plus contre le même adversaire qu'avant : leur allié est désormais leur ennemi. Pas de Yoda pour dire à Kresta que c'était prévisible, car Kresta a débuté dans le métier seul. Schmurtz, très bonne scientifique, est une potiche niveau psychologie, donc Kresta se retrouve totalement seul et torturé, face à un élève qu'il a lui-même formé et qui est devenu meilleur que lui dans l'art de dissimuler ses traces et d'aller fouiner partout. Par ailleurs, signalons que Schmurtz n'en est pas à sa dernière déviation choquante du concept de perso initial et va de plus en plus se potichifier au fil de la suite, parce que l'auteur de polar est sexiste TM (sinon il aurait pas fait une histoire avec deux mecs et une femme siliconée, voyons !).

Finalement, les deux parviennent à trouver Nathan. Dans la chambre du méchant, au bout d'un couloir plein de gardes du corps morts. Le méchant est face au mur, assis en tailleur, menotté, sans défense. Il vient de réciter une prière sous les injonctions violentes d'un Nathan aux yeux fous. Celui-ci, avec une phrase lapidaire, lui colle une balle dans la nuque à l'instant où Kresta et Schmurtz rentrent. Il a troqué sa chemise pleine de vomi de jeune cadre dynamique contre un ample manteau de cuir noir pour exprimer sa transformation en méchant bourrin.

Il y a ensuite une confrontation entre Nathan et Kresta, incluant une discussion philosophique sur la distinction entre criminel et justicier. Schmurtz fait plus potiche que jamais en essayant d'arrondir les angles dans l'inattention la plus totale des deux autres. Pour rendre Nathan encore plus méchant aux yeux du lecteur, il est possible de lui faire placer une interjection sexiste et intolérante en réaction à une des répliques, genre "Ta gueule salope !", à la suite de quoi celle-ci ouvre des yeux ronds et va bouder pour la suite de la scène (là où la Schmurtz originale lui aurait collé une balle et serait passée à autre chose). Au terme de l'engueulade, ils en viennent aux mains. Nathan, plus fort, parvient à maîtriser Kresta. Il tente de persuader Kresta d'accepter sa méthodologie. Kresta refuse. Nathan tue Kresta et menace Schmurtz. Schmurtz tue Nathan, puis, horrifiée par ce qu'elle vient de faire, se suicide.

La scène se termine sur un nouveau plan large de la société pique, toujours aussi inégalitaire, pour montrer que rien n'a changé et que le mal a une fois de plus triomphé. Il est éventuellement possible d'insérer un Joker blanc ici pour montrer que c'était la volonté des dieux et faire de la propagande pour Maka vu que l'auteur joue Jack.

FIN

Ne manquez pas la saison 2, ou Nathan a été emmené à l'hôpital juste à temps pour le sauver par un de ses cousins qui passait par là et entreprend ensuite une quête pour conquérir le monde, dans laquelle il se fera notamment broyer par un rouleau compresseur par le nouveau gentil flic afin de justifier qu'une grande part de son corps soit ensuite remplacé par des machines comprenant un masque noir.

Un volontaire pour recenser tous les tropes ? ^^
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Ely Julia le Mer 6 Jan 2010 - 21:17

J'aime pas la nouvelle Schmurts. Tu sais, depuis les spice-girls, bon nombre de producteurs holliwoodiens ont fait des femmes de véritables trops sans en faire des potiches siliconées (si, si, je t'assure). Le résultat est toujours aussi édifient, et manque cruellement de subtilité, mais c'est plus drôle que la poupée barbie.
(Et Robert aussi fait des personnages dignes de trops, alors ne l'écoute pas (même si je les adore !). En revanche, je ne trouve pas ses phrases trop longues (pas comme les miennes)).
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Jack le Mer 6 Jan 2010 - 23:12

Euh... Tu sais que cette "suite" était un pur délire qui n'était pas fait pour être pris au sérieux, n'est-ce pas ?
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Robert Begarion le Jeu 7 Jan 2010 - 1:19

Il me semble que Schmurtz était déjà siliconée dans le premier épisode... (sifflote)
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Re: Une nuit à Pesda

Message par Jack le Jeu 7 Jan 2010 - 11:07

Bien sûr =p Mais pas totalement dans la même optique d'un point de vue narratif muarf muarf muarf *rire sadique de meujeu*
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